Une fois n'est pas coutume ... L'annulation de mariage ...
Je ne parle pas politique sur ce blog, mais la ce fait divers commence à me casser les oreilles et à vrai dire la manière dont les médias et les politiques le traite m'énerve particulièrement.
Vous avez sans doute entendu parler de ce cas d'annulation de mariage. Au cas où je rappelle les faits. Un couple musulman se marie en 2006, alors que la marié avait affirme être vierge l'époux découvre que ce n'est pas le cas. Se sentant trompé il demande l'annulation du mariage. Durant le procès l'épouse avoue le mensonge et lui explique qu'il ne peut fonder une union solide qui est parti de mensonges. Le tribunal prononce donc l'annulation au motif du mensonge . Et c'est là que cela passe d'un fait divers banal à une affaire d'état.
Moi aussi un certain nombre de fait me choque dans cette histoire. Mais apparemment, pas les mêmes que tout le monde. Commencons par l'article 434-25 du Code pénal : Est interdit le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance.
Passons au traitement de l'information par ce qui nous sert de journalistes. Un des principes de base du journalisme voudrait que l'information soit présenté avec une analyse montrant les différents points de vue. Or à part le point de vue du scandale, je n'ai pas trouvé grand-chose. Je n'ai pas ou très peu (trop peu) entendu parler d'autres cas d'annulation de mariage. À quel moment les journalistes ont expliqué que cette loi peut aussi servir dans des cas utiles ?
Imaginons, deux célibataires se rencontrent, aux fils des diverses discutions, l'homme affirme ne jamais avoir été marié, ici il ment, pourquoi, l'histoire ne le dis pas. Après plusieurs mois/années, ils se marient et peu de temps après, l'épouse découvre, par hasard, que son conjoint est en fait déjà divorcé. Alors, bien sûr cela ne change pas fondamentalement leur relation actuelle. Mais il est facile d'imaginer que la femme trompée puisse commencer à douter sur son compagnon, après tout s'il a menti sur ce point-là, il cache peut être d'autre chose. Il est assez facile d'imaginer que cette situation pourrait envenimer un couple, j'accorde que ce n'est pas non plus une obligation.
Revenons à l'annulation du mariage. Depuis que l'affaire a éclaté, je n'ai encore jamais entendu l'avis des deux principaux intéressés, pourquoi ??? Est-il si difficile d'imaginer que dans ce cas précis, l'homme qui a demandé l'annulation du mariage n'a pas voulu contrevenir aux règles de la république. Si difficile d'imaginer que le fait qu'il soit musulman n'a pas joué dans sa décision de demande d'annulation ??? Peut-être que cet homme quand il dit que la sincérité de sa femme est la qualité essentielle sur laquelle il a été trompe est de bonne foi.
Continuons un peu dans cette histoire. À la lecture de ces lignes, on pourrait penser que je ne vois que la surface des choses. Que dans mon esprit, il est impossible que l'épouse ai elle aussi était bafoué. Bafoué par exemple dans sa liberté à disposer de son corps comme elle l'entend.
Effectivement j'ai pris pour suppositions ici que les deux époux étaient libre et qu'il n'existait aucune pression de la part des familles ou de la religion. En fait j'ai pris les mêmes suppositions que le tribunal a dû prendre pour rendre son jugement. La question qui se pose alors est la justice doit elle allé voir ce qui se passe derrière ou doit elle se limiter à écouter ce qui se passe au sein de son tribunal. Je n'ai pas ici de réponse.
Pour conclure, il ne faut pas entendre ici une critique sur le fond de cette affaire, mais sur la manière dont aujourd'hui les politiques et les médias traitent les informations. Nous sommes aujourd'hui dans un traitement émotionnel de l'information. Exit les analyses sur les bénéfices et les effets pervers des lois, exit les témoignages pour aider à comprendre. Aujourd'hui on se limite à faire vibrer les citoyens pour qu'ils suivent ... pas à leur faire comprendre ...